L'album du Grenier : Metallica
Nouvelle année, nouvelle rubrique. Régulièrement, nous ressortirons du grenier un album qui a marqué l'histoire de le musique, ou changé la vie d'un artiste, d'un groupe. Histoire, anecdotes, c'est l'occasion pour chacun de découvrir ou redécouvrir une partie de la grande histoire de la musique.
Ouvrons les hostilités par l'album éponyme de Metallica sorti le 13 août 1991. Vous le connaissez sans doute mieux sous le nom de Black Album. La jaquette étant presque entièrement noire, excepté le serpent gris dessiné en bas à droite.
Petit retour dans le temps. 1991, musicalement, c'est Bryan Adams avec (Everything I Do) I Do It For You. C'est R.E.M. avec Losing My Religion. C'est Patrick Bruel qui explose avec Qui a Le Droit ? Et dans un autre genre la Zoubida de Vincent Lagaff'. Autant dire que le métal n'était pas vraiment à la mode.
Jusque là, Metallica c'est quatre albums de Thrash Metal (Thrash qui veut dire « rouer de coups », avec la batterie en l’occurrence). En sortant le Black Album, ils vont plutôt basculer dans le Heavy Metal. Pour certains, ils se sont adoucis et rapprochés du rock. Pour les fans de la première heure, ils ont concoctés un album commercial.
Le premier single : Enter Sandman. Le thème ? Les cauchemars. On y entend même James Hetfield déclamer une prière pour les faire fuir. L'ambiance générale de ce titre est assez sombre. Le texte parlant de dragons, de monstres sous le lit, il y a de quoi faire peur à nos petites têtes blondes. Mais c'est un succès, de l’aveu même de Lars Ullrich, c'est leur chanson la plus aboutie.
Parmi les titres de cet album vendu à plus de 25 millions d'exemplaires : The Unforgiven et Nothing Else Matters, les deux premières vraies ballades du groupe. Deux tubes ! Des couplets puissants, des refrains mélodieux, tout le contraire de ce qu'ils avaient fait jusque alors.
Nothing Else Matters, adapté de nombreuses fois, se distingue par son introduction : les notes sont jouées à vide (sans accords). James a écrit les paroles de cette chanson en tournée, loin de sa petite amie. C'est une des rares chansons du groupe où Kirk Hammett ne joue pas le solo. Il est joué par James Himself
The Unforgiven est bien loin de la chanson d'amour. C'est plutôt un regard critique sur la société. Un homme se soumet aux lois, aux obligations et essaie de les combattre. Mais, las de se battre contre des moulins à vent, il se laisse mourir. Les premiers mots de la chanson sont une des plus célèbres hallucinations auditives. Ecoutez et vous entendrez : « nous battons des œufs et cui-cui ils sont durs ». Particulier !
Sad But True, joué quasiment à chaque concert est aussi issu de cet album. Tout comme Wherever I May Roam et Through the Never, titre du long métrage sorti en octobre dernier.
Voilà comment le métal est devenu populaire au début des années nonante. Les clips passaient sur MTV, les singles tournaient à la radio. Et plus de 20 ans plus tard, Nothing Else Matters reste une des chansons les plus écoutées dans le monde. Leurs tournées ? A guichets fermés. Et la plaine de Werchter sera noire de monde ce jeudi 3 juillet pour accueillir James, Kirk, Lars et Robert.
Florian Holsbeek
Twitter : @Purplefloce
purpleflo@outlook.com