Artiste de la semaine : les Sunday Charmers et leur nouvel album, ‘Delusional’

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Le mois de juin commence avec une belle actualité pour les Sunday Charmers. Le groupe bruxellois signe en effet la sortie de son deuxième album studio ! 12 nouveaux titres vous attendent, emprunts d’une douce mélancolie aérienne et psychédélique. Proximus Pickx s’est entretenu avec Etienne Donnet, chanteur et guitariste, sur le vécu de nos artistes de la semaine. 

De Pickx

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Bonjour Etienne ! Félicitations pour la sortie de votre album ! Avant de parler de ces nouveaux titres, revenons sur les origines du groupe Sunday Charmers. Comment tout a commencé pour vous ? 

Etienne Donnet : "Sunday Charmers, au départ, c’est moi et mon frère Florian à la basse, il faut dire qu’on est très complices. On a lancé ce groupe comme une blague, en se mettant dans la peau de personnages, ces « dragueurs du dimanche ». On ne se prenait pas au sérieux. Mais après quelques années à faire de la musique, parfois même chacun de notre côté, on a eu la volonté d’en faire de manière décomplexée et, surtout, sérieusement. On a décidé de produire de la musique un peu frontale, groovy, dansante aussi. D’autres musiciens sont venus se greffer à nous et nous sommes quatre aujourd’hui." 

Comment décririez-vous votre style musical ? On peut y retrouver beaucoup de chose : de la pop, du rock, de la soul, du r’n’b, du groove… 

E.D. : "C’est toujours compliqué, les étiquettes ! (Rires). On est passés par plusieurs stades en réalité. Avant cet album, on a sorti un EP avec quelques chansons plus r’n’b. Sur un de nos titres, ‘My Opponent’ (avec Tanaë, ndlr), on est beaucoup plus dans du rock. Si je devais décrire notre style avec mes propres mots, je dirais qu’on est dans un mélange de genre, on fait du groove mélancolique. On va sortir des titres mélodiques comme peut l’être la soul, mais aussi frontaux comme peut l’être le rock, ou encore rythmés et groovy comme peut l’être le funk. Je dirais que le groove lie le tout, avec une teinte émotionnelle assez forte." 



Le 3 juin sort votre deuxième album studio. Comme beaucoup d’artistes qui sortent des nouveautés aujourd’hui, elles ont été produites pendant la crise sanitaire, mais aussi, parfois, inspirées par cette période difficile. C’est votre cas ? 

E.D. : "Oui, totalement. Je sais que certains artistes ont eu du mal à trouver l’inspiration pendant cette crise, parce qu’on vivait moins de choses. Moi, à l’inverse, ça m’a plongé dans une introspection forte, tant au niveau personnel que de ma musique. Je me sentais arrivé à un moment charnière et je me suis demandé ce que je voulais faire, ce que je voulais raconter. Pour la première fois sur cet album, j’ai l’impression d’avoir réussi à ouvrir mon coeur sur la table, à sonder mon âme et à essayer d’en faire quelque chose qui parle à tout le monde. C’est aussi ça, la musique, prendre une expérience particulière pour en faire quelque chose d’universel. Le confinement m’a un peu forcé, en tant que musicien, à mener cette catharsis, cette recherche intérieure."

Vous décrivez d’ailleurs ce disque comme un "album concept", avec un véritable fil rouge. 

E.D. : "Oui, c’est vraiment un album qui se construit en deux parties, inspirées des sentiments ressentis durant la pandémie. Dans la première, on sent une part de malaise, ce moment de rupture qu’on a vécu. On est sur des morceaux plus frénétiques, dansants mais aussi sombres. Ensuite, on évolue vers un mieux, une accalmie, et surtout une ouverture. C’est d’ailleurs de là que vient la nécessité de choisir le format vinyle, pour avoir deux faces à cet album. On voulait raconter cette histoire en deux parties." 

A l’écoute de cet album, on sent que vous testez de nouvelles choses, notamment chanter en français dans le morceau ‘Ici, Le Temps’, ou avoir une grosse partie d’instrumental dans le morceau titre ‘Delusional’ qui dure 7 minutes. Diriez-vous que vous êtes dans la recherche, ou plutôt dans l’affirmation ? 

E.D. : "On s’est surtout mis moins de barrière. ON a eu envie d’être dans quelque chose d’organisé, le plus abouti possible. On a poussé les morceaux au maximum de leur potentiel. On a osé plus de choses, on ne s’est pas arrêté à une chouette mélodie. ‘Delusional’, par exemple, cherche à illustrer un passage vers un autre état d’esprit. On voulait faire quelque chose de sincère au niveau musical, de plus authentique. Oui, on est en recherche, mais on a atterri quelque part ou on a gagné en maturité, en tant que musiciens mais personnellement aussi." 

Vous aviez sorti votre premier album, ‘Evening Dawn’, en 2018. Quelle évolution voyez-vous entre ce premier disque et celui-ci ? 

E.D. : "Notre premier album était plus candide, il y avait moins de réflexion. C’était plus frontal dans la composition et la production. On restait sur un ensemble de guitare, de batterie et de basse sans ajouter de fioritures. Je dirais que c’était dépouillé. Ici, c’est un album où on ressent qu’on a expérimenté, notamment d’un point de vue sonore. On a ajouté les claviers sur nos sons, pour un rendu un peu cosmique qui rappelle les années 80. Ça donne quelque chose d’aérien, presque de psychédélique, avec une pointe de nostalgie. Ce n’est pas du tout quelque chose qui était présent sur nos premiers morceaux." 


Votre album ‘Delusional’ a été annoncé par trois singles, ‘Let Down’, ‘Know You Will’ et ‘Ici, Le Temps’. Pourquoi avoir choisi ces chansons ? 

E.D. : "C’est toujours un peu stratégique. On a eu besoin de l’avis de nos proches et de connaisseurs pour choisir. ‘Let Down’, c’est le morceau d’ouverture de l’album, donc il doit forcement attirer l’attention. Il est extrêmement abouti, parce que c’est un morceau qu’on travaille depuis longtemps : il devait être sur notre dernier EP à la base. On n’a pas arrêté de l’améliorer, maintenant on y a ajouté des claviers par exemple. Cette chanson était évidente à sortir en tant que single. D’ailleurs, elle a eu pas mal d’exposition en radio, on était assez contents." 

Au moment de cette interview, nous sommes à la veille de la sortie de ce nouveau album. Comment vous sentez-vous ? 

E.D. : "Super excités et très fiers ! On a vraiment chouchouté cet album pendant presque 2 ans. C’est comme donner naissance à un bébé, beaucoup d’artistes le disent. Il y a à la fois une forme de douleur et une grande excitation. Et un gros soulagement aussi, une fois que ce sera fait. On espère surtout que ce sera bien reçu, compris et perçu. On a donné tout ce qu’on avait sur cet album." 

Après cette grande sortie, quelles sont vos projets futurs ? 

E.D. : "Pour l’instant, on se concentre sur la soirée de sortie de l’album, le concert live qu’on donne au Cirque Royal le 16 juin. Rien n’est officiel, mais on travaille aussi sur une petite tournée en Belgique pour l’automne prochain. On sera bientôt sur scène, et si je n’ai qu’une chose à dire, c’est venez nous voir ! C’est la meilleure manière de nous découvrir. D’autant qu’on a monté un nouveau live show pour lequel on donne beaucoup de coeur à l’ouvrage."

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