Johnny Cash, l’éternel rebelle américain aurait eu 90 ans
Johnny Cash aurait eu 90 ans ce 26 février. Sa musique country a touché tous les publics, même celui du milieu carcéral. ‘L’Homme en noir’ a trouvé les mots justes à toutes les situations de la vie et a marqué l’Histoire de la musique à jamais. Devenu une icône, avec presque 90 millions d’albums vendus et près de cinquante ans de carrière. Proximus Pickx a voulu rendre hommage à cette figure emblématique d’une Amérique à la fois rebelle et patriotique.
De Pickx
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Johnny Cash a rendu son dernier souffle le 12 septembre 2003. Vaincu par le diabète et ses séquelles, il avait 71 ans. À en croire ses chansons, il n’avait pas peur de sa mort. C’est une autre mort qui l’a anéanti. Sa compagne June Carter, l’amour de sa vie, décède quelques mois plus tôt, le 15 mai 2003. Il était effondré, prêt à rendre l’âme. Avant de partir, pendant les quatre derniers mois de sa vie, il devait remplir la promesse qu’il avait faite à sa dulcinée, celle de continuer à enregistrer des chansons. Il s’est donc noyé dans le travail et a achevé pas moins de 60 titres. Il avait confessé à son producteur de musique Rick Rubin : "Je vais mourir si je n’ai rien à faire". Presque jusqu’à la fin de sa vie, il est resté actif. Sa dernière représentation publique date du 5 juillet 2003 et ses tout derniers enregistrements remontent au 21 août 2003.
‘L’homme en noir’ était l’Amérique incarnée : celle des excès et de la ferveur, celle des oubliés et celle des privilégiés, celle que l’on aime, celle dont on a peur. Il était un homme aux multiples facettes et cela se ressentait dans sa musique. Après des débuts dans la country, il a touché au gospel, s’est frayé un chemin dans le rock and roll, le blues, le folk et le bluegrass. En gros, l’artiste a approfondi toutes les formes de musiques populaires américaines de son temps. Certains le qualifiaient de "paradoxal". À la fois toxicomane et fidèle chrétien, père de famille dévoué et homme à femmes, en même temps rebelle et vénéré par ses présidents. Toutes ces incarnations rendaient ses chansons crédibles. Il était mythique, mais fait de chair et d’os. D’un point de vue musical, il est toujours l'une des plus grandes références de la musique américaine. Par le magazine Rolling Stone, il est classé 21e meilleur chanteur de tous les temps.
Pendant son enfance, J.R. Cash grandit dans un environnement très conservateur. Dès ses cinq ans, sa famille s’installe à Dyess en Arkansas, une région connue pour le travail de la terre. Avec ses parents et ses frères et soeurs, ils travaillent dans les plantations de cotons tout en chantant. Très vite, il s’imprègne des chants de travailleurs. Ses origines sociales et les difficultés que lui et les siens ont rencontrées pendant le Grande Dépression ont été à l’origine de son engagement envers les personnes défavorisées et la classe ouvrière. Ces épreuves de la vie ont été une grande source d'inspiration pour beaucoup de ses futures chansons.
Une vie pleine d'épreuves
Dans les grandes épreuves de sa vie, on peut noter la mort prématurée de son frère aîné, Jack. Alors âgé de 14 ans, il décède après un accident de travail avec une scie circulaire. Un évènement qui hantera le futur chanteur jusqu’au bout de sa vie. Afin de lui occuper l’esprit, sa mère et un ami d’enfance lui apprennent à jouer de la guitare. Dans la musique, il trouve une échappatoire et commence à composer ses propres morceaux. Au lycée, il se produit déjà dans une station de radio locale. Après plusieurs expériences professionnelles compliquées, il s’enrôle dans l’armée de l’air et s’envole pour Landsberg en Allemagne de l’Ouest. C'est là-bas qu’il forme son tout premier groupe appelé 'Les barbares de Landsberg', avant de retourner au Texas en 1954.
À son retour, il épouse sa première femme, Vivian Liberto, avec qui il aura quatre filles. Fin des années 50, il rencontre ses premiers succès musicaux et plonge dans la spirale infernale de la drogue et de la boisson. Il a été admis à trois reprises en cure de désintoxication. Son côté rebelle l’a mis derrière les barreaux à sept reprises pour délits mineurs, mais il n’a jamais purgé de peine de prison.
Entre 1955 et 1958, il passe la plus grande partie de son temps dans un petit studio de Sam Phillips à Memphis, dans la foulée d’Elvis et de Carl Perkins. En compagnie de sa guitare acoustique et de sa voix de baryton, il compose ses premiers sons, ‘Cry, Cry, Cry’, ‘I walk the line’, ‘Folson Prison Blues’, ‘Get rythm’ et ‘Big River’. À ce moment-là, il commence à ne porter que des vêtements noirs, pour éviter de se salir en tournée, et est muni d’une guitare entièrement noire. D’où son surnom de ‘L’homme en noir’.
En 1969, il rencontre un autre mastodonte de la folk music américaine : Bob Dylan. Ils deviennent rapidement amis. Ils écrivent une bout d’Histoire ensemble grâce au titre ‘Wanted Man’ que Bob Dylan écrit pour lui.
87 albums studio
Dans les années 60 et 70, Johnny Cash est au sommet de sa gloire. Il devient une personnalité importante qui côtoie plusieurs présidents américains, comme Jimmy Carter. L’album ‘I walk the Line’, sorti en 1964, entre dans l’histoire comme l’une des oeuvres centrales de sa carrière. Il se produit à de nombreuses reprises dans les prisons pour les parias de la société.
Entre le milieu des années 1980 et le début des années 1990, la popularité de Cash décline. Mais sa carrière prend un second souffle lorsque U2 le contacte pour la chanson ‘The Wanderer’, qui figure sur l’album ‘Zooropa’ de 1993. Ses tournées l’épuisent et à nouveau sa carrière en prend un coup. Il sort son 87e et dernier album studio en 2002, ‘American IV : The Man Comes Around’, avec une reprise de la chanson ‘Hurt’, composée par Trent Reznor, du groupe Nine Inch Nails. Le clip du morceau est si intense que la génération MTV n’est pas prête de l’oublier. Ce dernier titre célèbre de façon inattendue son esprit de hors-la-loi, qui l’aura accompagné jusqu’à son dernier souffle.
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