« La ville était horrible, j’avais froid et j’étais malade »

Football | Encore actif à Chelsea malgré ses 38 ans, il a véritablement lancé sa carrière européenne à l’AC Milan. Pourtant, avant cela, il était arrivé sur le Vieux Continent via Porto et a transité par le Dinamo Moscou. Une expérience traumatisante pour le Brésilien Thiago Silva.

De Pickx

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Révélé à la Juventude, Thiago Silva est acheté par le FC Porto au cœur de l’hiver 2005. Les Portugais viennent de remporter la Ligue des champions et ont vu la plupart de leurs stars quitter le navire, dans le sillage d’un certain José Mourinho. Soucieux de se reconstruire, Porto mise donc sur Thiago Silva qui jouit d’une belle cote de popularité au Brésil.

Toutefois, les 6 premiers mois du Brésilien chez les Dragons sont compliqués et il doit se contenter de matchs avec l’équipe réserve. En fin de saison, pas vraiment convaincu, Porto décide de le vendre. Ce sera la Russie, Moscou et le Dinamo. Le début d’un cauchemar pour Thiago Silva.

Tuberculose

Pour le défenseur, l’acclimatation doit être facilitée par l’arrivée de nombreux Portugais. Le club du Dinamo vient d’être racheté et regorge d’ambitions. Tout semble en place pour que Thiago Silva puisse s’épanouir pleinement, d’autant qu’il n’arrive pas en plein hiver polaire dans la capitale russe. Toutefois, le joueur peine à se plaire à Moscou : « La ville était horrible, j’avais froid et j’étais malade. »

Ses premières semaines impressionnent pourtant le staff. « Thiago a fait forte impression sur le staff. Je dois dire que je n’ai jamais vu un défenseur aussi prometteur. Il avait des qualités extraordinaires », a raconté au site Footbalski Andrey Kobelev, ancien adjoint d’Oleg Romantsev, coach à l’époque.

Malgré tout, rapidement, les choses tournent mal pour le joueur. Il devient évident pour tout le monde que le Brésilien souffre d’une grave maladie. Le diagnostic tombe et est sans appel : c’est la tuberculose. Une maladie dont le joueur souffrait déjà à Porto. « Les médecins ont dit que s’il s’était écoulé deux semaines de plus, je n’aurais pas été en mesure de récupérer. J’en suis presque mort », avouait Silva à la Gazzetta dello Sport.

Déprime, internet et surpoids

Hospitalisé et mis en quarantaine du fait de sa maladie ultra contagieuse, Thiago Silva voit le temps long. « Je pouvais seulement jouer à des jeux en ligne et aller sur internet », raconte encore le joueur. Mis KO, il parvient difficilement à sortir de son lit et à faire de l’exercice. Et la faim le tiraille en permanence. « J’étais en surpoids de dix kilos, et à l’inverse de tous les gens dans l’hôpital qui étaient si maigres et ne voulaient pas manger, j’avais toujours faim. Les médecins me disaient de me lever et aller faire une promenade, mais je ne pouvais pas le faire. »

Finalement, après 6 mois coincé dans une horrible chambre d’hôpital à Moscou, il est autorisé à suivre son traitement au Brésil. Le Dinamo accepte qu’il retourne en Amérique du Sud et convient d’un prêt avec Fluminense. Thiago Silva, lui, n’hésite pas une seconde. « J’ai tout abandonné : affaires, habits, maison. Tout ! Comme si je fuyais la fin du monde. Je ne retournerai plus jamais en Russie », se souvient-il quand il évoque ce passage de sa carrière. Finalement, il n’aura jamais porté le maillot du club russe en match officiel.

 

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