Ces cinq anecdotes qui font de Jean-Louis Aubert une vraie rockstar
Il y a quelques jours à peine, Jean-Louis Aubert annonçait à ses fans sur Facebook que c’est à contre-coeur qu’il doit annuler les treize derniers concerts du ‘Olo Tour’ à cause des restrictions sanitaires. Mais pour faire passer la pilule, France 4 a l’intention de diffuser sa prestation au Zénith. L’ex-leader de Téléphone nous embarque dans un voyage audiovisuel inoubliable qui a marqué le monde. Pour l’occasion, Proximus Pickx vous donne 5 anecdotes sur la rockstar française.
De Pickx
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Comme son papa
Avant même que la famille Aubert accepte que Jean-Louis fasse de la musique, le rockeur sentait qu’il était fait pour la scène. C’est peut-être inconsciemment une histoire de son père qui l’a incité à devenir aujourd’hui l’une des plus grandes rockstars en France. Pendant la Seconde Guerre mondiale, son père, Yves Aubert, est prisonnier dans un camp pendant cinq ans. Enfermé, il devient très vite "le chouchou de son camp". Il amuse la galerie en donnant des spectacles et en faisant de la musique pour attendrir les journées noires des autres détenus. Aujourd’hui, l’auteur-compositeur-interprète sent qu’il est comme son père : "Moi aussi, j’ai fait de la musique et je suis devenu le chouchou de mon camp", explique-t-il à France Info.
Du rock importé des États-Unis
Adolescent, le jeune Jean-Louis était assez turbulent. Il vit chaque jour en faisant ce qu’il aime le plus dans la vie ; c’est-à-dire de la musique. Au lycée, il sèche les cours, ne pense qu’à s’amuser, à fuguer et à tenir tête à son père. Avec son ami d’enfance Olive, il a joué le titre ‘School’s Out’ d’ Alice Cooper lors d’un concert de fin d’année. Portés par la rage rock’n’roll, ils déchirent sur scène les carnets scolaires et jettent du vin sur les parents des élèves du lycée. Ils sont séparés et se font virer du lycée. Jean-Louis finit en terminal au lycée Carnot et rencontre sur les bancs d’école un autre rockeur, Louis Bertignac. Ils obtiennent ensemble leur bac C.
Tout juste bachelier, Jean-Louis Aubert se sent peu en adéquation avec son pays et dans la société dans laquelle il grandit musicalement. Frustré, de ne pas voir le rock monter en France, il rêve d’une carrière à l’image des Rolling Stones, de Bob Dylan, de Santana ou encore des Deep Purple. C’est avec leur répertoire qu’il part avec son ami d’enfance sillonner la route 66 dans l’espoir de devenir "rich and famous". Avec sa guitare et son sac-à-dos, à l’âge de 19 ans, il s’envole pour une aventure qui changera sa vie à jamais. "J'ai appris la vie, se souvient le musicien. J'avais le bouquin de Jack Kerouac, sur la route, dans ma poche. Avec Olive, on disait oui à tout, alors j'ai aussi appris à dire non. On s'est retrouvés dans des situations compliquées, on s'est fait agresser. Mais avec une guitare on avait toujours le gîte et le couvert." raconte-il à ‘Purepeople’.
Des groupes éphémères avant ‘Téléphone’
Avant même de marquer les années 80 avec le groupe ‘Téléphone’, le musicien avait déjà intégré plusieurs groupes de rock. Le premier voit le jour en 1971 avec son ami d’enfance Olivier Caudron. Après avoir assisté à un concert de ‘The Woo’ au Théâtre des Champs-Élysées, ils ont envie de monter leur propre groupe, nommé ‘Masturbation’. Les deux amis sont finalement séparés dans des lycées différents et doivent dire adieu à leur projet.
Dans son nouveau bahut, Jean-Louis fait la connaissance de Louis Bertignac, leader du groupe Korange’ avec Lionel Lumbroso. Il intègre le groupe pour quelques lives. Pendant cinq mois, Jean-Louis doit se séparer du groupe pour son road-trip aux États-Unis. Pendant ce voyage, l’interprète de ‘Juste une illusion’ croise sur sa route à de nombreuses reprises, les membres du groupe Korange. Dès son retour à Paris, Louis Bertignac le présente à son cercle d’amis. Grâce à ce dernier, il rencontre à l’Université de Musicologue de Vincennes la chanteuse Valérie Lagrange et son petit ami américain Ian Jelfs. À trois, ils montent le trio musical ‘Cool Rock’ . Ne faisant pas bon ménage à trois, le groupe se sépare. Quelques semaines plus tard, encore grâce à Louis Bertignac, il rencontre le batteur Richard Kolinka. Ce dernier l’invite à jouer dans son groupe Sémolia. Ensemble, ils sortent un 45 tours au succès confidentiel. Les deux musiciens finissent par lancer un projet ensemble celui de ‘Compartiment Tueur’ qui est lui aussi très vite abandonné.
Influencé par la vague punk, notre artiste tente encore une fois de monter un groupe avec son ami d’enfance Olivier Caudron et Richard Kolinka. Les deux meilleurs amis deviennent meilleurs ennemis quand il s’agit de musique. Olivier se résigne juste avant leur concert prévu le 12 novembre 1976 au Centre américain de Paris. Le groupe a besoin d’un guitariste de toute urgence et ils demandent à Louis Bertignac de remplacer Olivier Caudron. Il accepte, mais à condition que sa fiancée la bassiste Corine Marienneau se joigne à eux. Tous les quatre offrent leur tout premier succès devant 600 personnes et deviennent ‘Téléphone’.
Les Rolling Stones français
Depuis 1976, Jean-Louis Aubert est ami avec Mick Jagger et ses copains. ‘Téléphone’, les Stranglers et les Rolling Stones partagent les mêmes studios d’enregistrement à l'époque. Souvent, ils ont eu l'occasion de se croiser et de même se côtoyer. Les anecdotes de leur rencontre ne manquent pas.
Une nuit, alors que Jean-Louis Aubert était arrivé plus tôt dans les studios, il se met à la batterie en attendant les autres membres du groupe. Le premier à le rejoindre est Jean-Jacques Burnel, bassiste du groupe The Stranglers. Ensuite, passe Ron Wood, guitariste des Stones, qui demande à jouer avec eux. Plus tard, Mick Jagger s’installe silencieusement avec son batteur Charlie Watts. Les musiciens de trois groupes différents se mettent à se taper un boeuf en pleine nuit avant de retrouver leur studio respectif.
Et lorsque le groupe britannique installe par erreur leurs matériels dans le studio des Français, ces derniers s’en donnent à coeur joie pour essayer de reproduire les plus grands hits des Rolling Stones afin de voir s’ils sonnaient comme eux. Surpris par le gardien, ils sont pourchassés à moto. On imagine à quel point les Stones étaient ravis de récupérer leur matos tout abîmé.
Pourtant, ils n’ont gardé aucune rancune envers ‘Téléphone’. Le 13 juin 1982, les icônes du rock britannique devaient donner un concert à Paris dans le cadre de leur tournée européenne pour l’album ‘Tattoo You’ et ont invité les Français à se produire en première partie avec trois autres groupes américains. Mais au moment de monter sur scène, le quatuor fait une entrée fracassante. Comme la scène était plus grande que celles où ils avaient l’habitude de jouer, les fils de la guitare de Jean-Louis Aubert n’atteignaient pas le micro. Le leader du groupe a alors forcé et l’ampli est tombé. Richard Kolinka a essayé de rattraper l’ampli mais a glissé sur la scène entraînant dans sa chute Louis Bertignac. En 1998, l’équipe de France gagne la Coupe du monde et quelques jours plus tard, les Stones font un méga concert au Stade de France. Richard Kolinka et Jean-Louis Aubert sont invités à nouveau à se produire en première partie du groupe légendaire. Bonne nouvelle, cette fois, le concert se produit comme prévu.
Jean-Louis Aubert et ses hologrammes
Le 15 novembre 2019, l’ex-leader du groupe Téléphone sort un double album solo ‘Refuge’ et 22 nouveaux morceaux. De la matière pour lancer une toute nouvelle tournée. Mais juste avant, Jean-Louis Aubert participe au renouveau de la salle emblématique du Bataclan, qui a subi les ravages de l’attentat du 13 novembre. Une scène emblématique pour le chanteur qui l’a vu faire ses premiers pas dans le monde de la musique. On ne compte plus les fois où Téléphone y a joué.
S’ensuit alors une série de concerts ‘OLO Tour 2020’ dans les zéniths de France, en Belgique et en Suisse. Une scénographie encore jamais utilisée auparavant, une première mondiale. Pendant plus de trois ans, la rockstar a travaillé avec une équipe d’informaticiens et d’ingénieurs sur la conception de cette tournée inédite. L’idée : se produire sur scène en faisant cinq choses différentes en même temps. L’artiste se produit donc seul sur scène avec cinq hologrammes à son effigie. Trois hologrammes à la guitare, un au piano et un autre à la batterie. Cinq lui-même sur scène, un groupe à lui tout seul. Un moment exclusif.
Regardez ‘Jean-Louis Aubert au Zénith’ ce mercredi 2 février à 22h10 sur ‘France 4’ ou sur Pickx.be ou l'app de Proximus Pickx. Via TV Replay, vous pouvez regarder le programme jusqu'à 36 heures plus tard quand vous le souhaitez, ou également sur le site ou l'app 7 jours après sa diffusion !
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