Ces 5 anecdotes sur le grand ténor d'opéra, Luciano Pavarotti
Le célèbre ténor italien a réussi pendant ses quarante années de carrière à populariser la musique classique. Connu également pour ses duos avec des artistes de divers univers musicaux, le géant lyrique a la merveilleuse idée de ne pas réserver son répertoire qu’à une élite cultivée, mais de rendre l'opéra populaire. La Trois diffuse un documentaire consacré au défunt artiste ce mardi 9 novembre. L’occasion pour Proximus Pickx de vous révéler 5 anecdotes sur sa vie.
De Pickx
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Miraculé et presque enterré vivant
Bien qu’il ait réussi comme personne dans l’opéra, Pavarotti est passé aussi par des évènements tragiques dans sa vie. Un soir de 1947, Luciano n’a que 12 ans. Après le traditionnel dîner familial, le jeune garçon ne se sent pas bien. Ses jambes sont faibles, il a du mal à marcher et il commence à être fébrile.
Deux heures plus tard, il tombe dans le coma, il a attrapé le tétanos. Les médecins lui administrent des antibiotiques, tentent de le réveiller mais en vain. Ils annoncent à la famille qu’ils doivent se préparer au pire. Un prêtre est appelé et le jeune garçon reçoit même les derniers sacrements pour préparer son enterrement. Mais Luciano est conscient, il entend toute l’agitation autour de lui et se réveille, il arrive à parler et se rétablit petit à petit. Un vrai miracle !
Très superstitieux
Et même s’il avait été miraculé et qu’il qualifiait sa voix comme "un don de Dieu", Pavarotti restait toujours prudent. Très superstitieux, à chaque concert, la superstar avait toujours dans sa poche un vieux clou tordu. Le chanteur avait toujours le trac et disait "je vais mourir" avant de monter sur scène. Et quand il voyait un chat noir, il faisait tout pour se persuader qu’il était blanc.
Son vrai talisman était son écharpe rouge, il l’emportait partout avec lui et la portait souvent en concert. Pour le maestro, il s’agissait de son "outil de travail" auquel il tenait le plus et qui l’avait suivi depuis le début de sa carrière. Autre objet indispensable : son mouchoir blanc. À la base, ce tissu était utilisé pour éponger la sueur de son front, de manière discrète, en pleine performance. Finalement, étant donné l’effort physique que demande le chant, il lui était difficile de le dissimuler et décida de l'assumer pleinement. Le mouchoir blanc devint ainsi un signe distinctif du ténor.
Bon cuisinier
En bon vivant, sa deuxième passion se trouvait dans la cuisine. Comme tout bon chef italien, une mama se cache derrière ses recettes. Le chanteur a d’ailleurs révélé sur une chaîne américaine, la recette de ses pâtes préférées qui est devenue connue mondialement. En pleine interview, il cuisine pour le présentateur et l’invite à savourer ce plat convivial italien avec lui.
Le ténor aimait tellement la nourriture que lorsqu’il est parti en tournée en Chine pour la première fois, il a fait déplacer une cuisine complète pour concocter de bons plats. On lui avait raconté que la cuisine chinoise était infâme et pour l’Italien, il n’y avait rien de pire que d’avoir le ventre vide. Un chef génois avait fait le déplacement et avait cuisiné le temps d’une semaine pour les 300 personnes de la tournée, au rythme de deux repas par jour.
La vie d’artiste impose de voyager souvent et de loger dans les hôtels. En tant que bon mangeur Pavarotti fréquentait les meilleurs hôtels et réputés pour leur cuisine. Quand il voyait plus gros que son ventre, il demandait toujours de ramener un doggy bag avec lui pour ne pas jeter ce qu’il n’avait pas consommé. En le questionnant sur cette habitude, il aimait dire que c’était une ‘habitude de pauvre’.
Le roi du 'contre-ut'
Le Maestro d’opéra est devenu célèbre grâce à sa voix, claire et timbrée, mais aussi grâce à sa facilité de monter dans les notes aiguës. Le public découvre son aisance technique pour la première fois en 1972 à New York. Incarnant le second rôle dans ‘La fille du régiment de Donizetti’, il vole la vedette au premier rôle en chantant pas moins de neufs contre-uts (une note très aiguë) dans une seule partition.
D’habitude, les ténors de cet opéra évitent ces notes extrêmes en chantant un ton en dessous. Pour Pavarotti, c’était un jeu d’enfant. Très à l’aise, il enchaînait neuf contre-uts d'affilés dans la chanson ‘Pour mon âme’. Sa performance ce soir-là lui a valu 17 rappels du public, une mention dans le Livre Guinness des records et le titre du roi du contre-ut. Rien que ça !
Analphabète musical
Aussi bon dans le chant, il ne savait pourtant pas déchiffrer les partitions de musique qu’on lui décernait. "Je ne suis pas un musicien, je ne vais pas en profondeur. La partition est un discours, le chant c’est autre chose. Pour réussir, il faut avoir en tête la musique et la chanter avec le corps", avait-il révélé au quotidien italien ‘Corriere della Sera’. "Pour les concerts, je m’aide de carnets sur lesquels je prends des notes. J’ai affiné ma technique avec le temps et la patience", avait éclairci le Maestro.
Sa méthode consistait à écouter les prestations d’autres interprètes et dans ses notes, il représentait des signes ascendants ou descendants des rythmes qu’il devait suivre dans une chanson. Pour un grand homme de musique classique, cela peut paraître curieux qu’il ne sache pas lire la musique. Mais le tenorissimo avait sa manière à lui de rendre originale son interprétation et disposait d’une plus grande liberté d’interprétation sur scène et vocalement.
Regardez 'Pavarotti, chanteur populaire' ce mardi 9 novembre à 22h25 sur 'La Trois'ou sur Pickx.be ou l'app de Proximus Pickx. Via TV Replay, vous pouvez regarder le programme jusqu'à 36 heures plus tard quand vous le souhaitez, ou également sur le site ou l'app 7 jours après sa diffusion !
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