Comment le concours Reine Elisabeth est devenu l’un des plus prestigieux au monde
Mondialement reconnu, le concours Reine Élisabeth fait la fierté de la Belgique depuis le siècle dernier. Alors que l’édition 2021 commence ce lundi 3 mai, Proximus Pickx revient sur l’histoire de ce concours musical prestigieux, qui a vu éclore quelques immenses talents, dont plusieurs Belges.
De Pickx
Partager cet article
Le Concours musical international Reine Élisabeth de Belgique (ou CMIREB) porte le nom de la monarque qui, en 1937, a eu l’idée de créer cet événement. Toutefois, le concours s’appellera d’abord "Concours Eugène Ysaÿe", en référence au violoniste belge et professeur de la Reine, qui l’a aidé à monter le projet. Il prendra son nom actuel en 1951, en hommage à l’épouse d’Albert Ier.
Passionnée de musique, mais peu douée selon les dires de son professeur, la Reine Elisabeth se met en tête de créer un concours pour aider de jeunes musiciens (de moins de 30 ans) à se faire connaître et développer leur carrière à l’international.
Une compétition multi-disciplinaire
La toute première édition du concours, en 1937 donc, est consacrée au violon, et est remportée par le Russe David Oïstrakh, qui deviendra l’un des violonistes les plus réputés du XXe siècle et aura une forte influence sur la pratique de son instrument. L’année suivante, le concours Reine Elisabeth est dédié au piano, cette fois. S’en suit une alternance entre les deux instruments, jusqu’en 1988, où le chant fait son apparition dans le concours. Puis, en 2017, le violoncelle s’ajoute à la liste et, depuis, le concours fait la part belle les quatre disciplines, tour à tour.
Petit à petit, une place sera également faite à la composition, puisque des jeunes compositeurs seront invités à proposer des oeuvres inédites qui seront interprétées par les participants. Un concours de composition sera même organisé jusqu’en 2012.
Le concours Reine Elisabeth gagne rapidement une renommée internationale, du fait de sa médiatisation. Dès la première édition, les radios et la presse belges suivent l’événement de près et diffusent les prestations des candidats. Dans les années 60, la télévision emboîte le pas.
La Reine Elisabeth de Belgique décède en 1965, après avoir énormément donné pour le concours. C’est la Reine Fabiola qui en deviendra la présidente d’honneur, avant de céder, à son tour, le flambeau à la Reine Mathilde en 2014.
Ancré dans son époque
Dès ses débuts, le concours Reine Elisabeth est considéré comme l’un des plus prestigieux au monde. Il le doit tout d’abord à son jury, composé de personnalités musicales de réputation internationale, ce qui lui confère une grande crédibilité et un retentissement mondiale.
Ensuite, le concours se distingue également par sa spécificité. Premièrement, le Reine Elisabeth tient à s’ancrer dans son époque, en faisant honneur à la création musicale contemporaine. C’est pourquoi les douze finalistes s’isolent une semaine dans Chapelle musicale Reine Élisabeth pour apprendre une oeuvre imposée et composée exclusivement pour le concours. Par ailleurs, ce procédé original contribue à accroître la notoriété de l’événement.
Enfin, le concours Reine Elisabeth a lancé la carrière de très nombreux virtuoses, attestant de la qualité de sa sélection. Citons, par exemple, le violoniste ukrainien Leonid Kogan, lauréat de 1951, qui deviendra le maître des plus grands virtuoses du XXe siècle. Ou, plus récemment, le pianiste libanais Abdel Rahman El Bacha (lauréat en 1978), qui enchaîne les albums, les concertos aux quatre coins du monde et les prix. Ou encore la pianiste tchèque Lukas Vondracek, le vainqueur en 2016 qui a donné plus de 850 concerts dans 22 pays différents.
Des Belges primés
Plusieurs Belges ont aussi fait les beaux jours du concours. Le premier fut le compositeur Albert Delvaux, vainqueur de l’édition 1961. En 1993, Piet Swerts décrochait le premier prix, également dans la catégorie composition.
Si aucun compatriote n’a réussi à remporter le Reine Elisabeth depuis, beaucoup ont brillé sur la scène du Palais des Beaux-Arts de Bruxelles. Jodie Devos s’est classée 2e du concours de chant en 2014, de même que Thomas Blondelle en 2011. On se souvient aussi des violonistes Lorenzo Gatto (2009) et Yossif Ivanov (2005), qui sont tous deux montés sur la deuxième marche.
Pensons également à Robert Groslot, finaliste en 1978 et nommé directeur artistique du Conservatoire royal d'Anvers en 1995, ou à la violiniste Sylvia Huang, finaliste en 2019 et gagnante de deux prix du public: le Prix Musiq'3 et le Canvas-Klara Prijs.
Après une édition 2020 tombée à l’eau, la session 2021 (piano) du concours Reine Elisabeth se tiendra du 3 mai au 9 juin, avec une version sans public. L'intégralité des concerts sera retransmise en streaming sur le site Internet du concours, mais aussi en télé et en radio sur la Trois et Musiq’3.
Les demi-finales (10-15 mai) et les finales (24-29 mai) seront diffusées sur Pickx.be. Vous pourrez également suivre le 'Closing Concert' le 9 juin sur Pickx.
Aussi dans Musique
-
"Michel Fugain : la belle histoire continue à Bobino", un nouvel hommage à la légende de la chanson française
Melody TV propose du 11 au 17 janvier une programmation spéciale autour du célèbre chanteur français Michel Fugain intitulée "Michel Fugain : la belle histoire continue à Bobino."
-
Revivez les Ciné-Télé-Revue Awards 2024 !
Les Ciné-Télé-Revue Awards 2024, organisés par le magazine belge Ciné-Télé-Revue, récompensent les talents populaires de la télévision et du cinéma belge et français. Revivez la grande cérémonie ici sur Pickx !
-
"Une journée avec Balavoine" : une vingtaine d'artistes rendent hommage à l'icône
Ce vendredi 15 novembre à 20h45, La Une propose une soirée hommage à Daniel Balavoine intitulée "Une journée avec Balavoine". Cette émission réunit une vingtaine d’artistes pour célébrer la vie et l’œuvre de Balavoine dans un cadre enchanteur : la ville de Biarritz, où le chanteur a grandi et conservé des attaches profondes tout au long de sa vie.
-
Sylvie Vartan mise à l'honneur pour ses 80 ans sur Melody
La chanteuse et danseuse bulgaro-française, qui s'apprête à mettre un terme à sa carrière, sera célébrée en ce début novembre sur Melody.
-
La folie ABBA s'empare de Melody en ce début de mois d'octobre
Melody propose en ce début de mois d'octobre plusieurs programmes autour du groupe suédois ABBA qui fête cette année les 50 ans de sa victoire à l'Eurovision.
-
Ces cinq tubes de boys band vous rendront nostalgiques
Du 17 au 19 septembre, Melody rend hommage à Filip Nikolic, l’un des membres emblématiques du groupe 2Be3 disparu il y a tout juste 15 ans. L’occasion de revenir sur quelques titres des boys bands qui ont marqué les années 1990.
-
Le meilleur du hip hop au Pukkelpop 2024
S’il y a bien un festival qui ose l’éclectisme, c’est le Pukkelpop. C’est bien simple, il y en a vraiment pour tous les goûts, de la soul au métal, de la pop à l’indie, de l’électro au punk, du garage au folk, et on en passe. Et bien sûr, le hip hop n’est pas en reste, qu’il vienne d’ici (de Stikstof à Dikke) ou d’ailleurs… En anglais, notre top 3, ça donne ça !
-
Fontaines D.C. au Pukkelpop 2024 : leur triomphe en 5 tracks
Parmi toute cette nouvelle génération de rockeurs outre-Manche, les mecs de Fontaines D.C. se posent là, en véritables pourfendeurs d’un rock moins bégueule que celui d’Idles, plus raffiné que celui de Shame, en un mot : (très) classe. Après une trilogie d’albums qui les a vus passer du statut d’outsiders post-punk à celui de valeurs sûres de l’indie rock sans peur et sans reproche, les Dublinois devraient convaincre les derniers réfractaires avec 'Romance', leur nouvel album qui sort le 23 août. Produit par James Ford (le mec derrière les derniers Blur, Arctic Monkeys et même Depeche Mode) et porté par trois singles qui cartonnent déjà ('Starbuster', 'Here's the Thing', 'Favourite'), l’album porte en tout cas bien son nom : c’est que de l’amour, bien parti pour durer. Retour sur leur succès en 5 tracks.
-
La reine Jorja Smith au Pukkelpop 2024 : son portrait en 5 tracks
En quatre voire cinq jours de festival, on a parfois besoin de se poser, et on compte bien sur Jorja Smith pour un peu calmer le jeu… Oui, un peu de r’n’b suave, de soul jazz languissant, ça peut faire que du bien sous un soleil de plomb. Et dans le genre la Britannique se pose là, tellement sa voix est un bonbon pour l’âme et le cœur. Un petit topo disco s’impose.
-
Fred again.. va faire raver le Pukkelpop 2024 : son parcours en 5 tracks
Il incarne à lui seul une certaine idée de l’électro contemporaine, vulnérable et ultra-sensible, euphorique et mélancolique, à mille lieues des grosses machines à drop qui inondent le marché… Comme quoi on peut être une star et rester intègre, même en remplissant des grandes salles et en étant headliner au Pukkelpop. Pour comprendre ce drôle de phénomène, on vous résume Fred Again.. en 5 tracks.
-
Les concerts les plus chelous du Pukkelpop 2024
Ce qu’il y a de plus amusant dans les festivals, c’est de tomber par hasard sur des concerts que t’avais pas du tout vus venir : tu connaissais pas, tu passais par là, et c’est le coup de cœur, la révélation… Ou tout simplement le moment WTF de la journée. On a toutes et tous des concerts comme ça qu’on n’oubliera jamais. Parce qu’on avait jamais vu ça, et qu’on voit ça qu’en festival. Comme ceux dont on te parle ici. On prend les paris ?
-
Quand le beat sort du booth : trois live electro à découvrir d’urgence au Pukkelpop 2024
Si c’est pas les dj’s qui manquent au Pukkelpop et que tu peux sans pression passer quatre jours sous la boule à facettes, sache qu’il n’y a pas qu’à la Boiler et à la Booth que tu vas prendre des claques. La preuve avec ces trois live électro qui vont tout défoncer. Prépare tes guiboles.
-
Interview Ada Oda : "Le Pukkelpop, c’est sacré !"
Pour célébrer dignement les deux ans (ou presque) de leur super premier album, 'Un Amore Debole', les Bruxellois d’Ada Oda comptent bien mettre le feu au Club du Pukkelpop avec leur post-pop-punk en italien et leur énergie bien "caldo". Et c’est le seul festival belge qu’ils font cet été, alors autant en profiter ! On les a rencontrés pour discuter souvenirs du Pukkelpop et anecdotes backstage. Andiamo !
-
Ton Pukkelpop 2024 en mode heavy : trois concerts pour pogoter en beauté
Au Pukkelpop, on a l’habitude de faire du headbanging, des circle pits et des pogos : depuis que le festival existe, les métalleux n’ont jamais été en reste, et ce n’est pas encore cette année que ça va se calmer. Petite revue des troupes qui sont prêtes à te casser la nuque. En toute amitié, bien entendu.
-
Les cinq concerts du Pukkelpop 2024 à ne pas manquer
Quatre jours de folie pure, plus de 180 artistes/groupes/dj’s répartis sur 9 scènes : le dernier grand festival de l’été n’y va pas par quatre chemins pour t’en mettre plein les oreilles… Et comme chaque année depuis quasiment 40 ans, t’y trouveras le meilleur de la crème de la scène indé internationale. Et pour bien débuter, on t’a sélectionné les 5 têtes d’affiche à ne pas manquer.
-
Suivez l'édition 2024 de Tomorrowland sur RTL plug !
Le plus grand festival de musique électronique au monde est de retour cette semaine en Belgique. RTL plug vous offre l'opportunité de suivre les plus grands shows de Tomorrowland dès ce vendredi comme vous y étiez devant votre téléviseur.
-
Francis Cabrel en cinq chansons
Aux Francos Francis Cabrel donnera un concert exclusif, dans la foulée de son « Trobador Tour » entamé il y a trois ans suite à la sortie de son dernier album en date, « À l'aube revenant »… Le voilà donc revenu en Belgique pour une date immanquable, mais pas revenant, parce qu’il est bien vivant et toujours adoré. Normal : il est l’un des chanteurs français les plus populaires de ces cinquante dernières années, et avec ça l’un des plus délicats et des plus humbles. La marque des grands, assurément. Retour sur sa carrière en cinq chansons hors-saison.
-
Zazie et sa relève aux Francos : découvrez les chanteuses stars de demain
Si l’un des tubes de Zazie s’intitule « Je suis un homme », c’est pour bien entendu parler d’empowerment avant l’heure… Et même si la star française est la seule femme « headlineuse » de cette édition des Francos, ses jeunes consœurs comptent bien donner de la voix sur scène, à Spa comme ailleurs. On vous en présente trois parmi une pléthore… Et c’est de l’or.
-
Si t’aimes Djadja & Dinaz, tu vas kiffer ces artistes aux Francos
Ils ont cartonné l’année dernière aux Ardentes avec leur cloud rap à la PNL, et ils remettent ça aux Francos ce 20 juillet : oui oui, on te parle bien de Djadja & Dinaz, les deux potos d’enfance en direct live de Seine-et-Marne et qui explosent tous les compteurs depuis « On s’promet » en 2016. Mais comme tu les connais d(é)ja, on va plutôt en profiter pour braquer nos lights sur leurs cousins d’ici, de Bruxhell et de Wallifornie.
-
Doria D : « Les festivals c’est comme le paradis sur terre »
Si son premier album sorti cette année s’intitule « Je cherche encore… », Doria D semble avoir quand même trouvé le chemin du succès : des millions de streams pour son tout premier single « Dépendance », deux premières parties de Grand Corps Malade, plein de dates dans toute la Wallonie… Et cet été pas mal de live en festivals, dont les Francofolies de Spa. L’occasion était trop belle de lui proposer une petite interview spéciale festivals ! En mode backstage et back to basics.