Lous and the Yakuza, l'âme Ardentes

Musique | Pour sa première aux Ardentes, Lous and the Yakuza a retourné samedi la scène Da Hood. L'artiste bruxelloise a réussi son pari d'emmener le public liégeois dans son univers.

De Pickx

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Tout un symbole. Comme celui peint sur son front, une sorte de "Y" avec un point au milieu, et intitulé "les mains levées vers le ciel". Lous and the Yakuza, représentante de la gent féminine (largement) minoritaire aux Ardentes, a transporté dans son monde les chanceux de la scène Da Hood samedi dernier au Festival Les Ardentes dès sa première chanson 'Ciel', titre inaugural de son deuxième album 'Iota', avec une dextérité qui doit en faire pâlir plus d'un parmi les têtes d'affiche et les spectateurs qui avaient décidé de la snober. Pour la défense de ces derniers, toutefois, l'artiste belge était en concurrence avec un certain Gazo qui se produisait en même temps sur la scène Big Eye.

Une véritable fusion avec le public

Bien loin du registre du Français, l'auteure-compositrice-interprète de 27 ans s'en rapproche tout de même par son attrait pour la musique urbaine. Sa combinaison de trap, de R&B et de pop achève à la fois la comparaison, justifie sa présence en Principauté et nous emmène dans un univers aussi bien spirituel que rempli de sincérité. La teinte ne vire cependant jamais à la fragilité. La puissance de sa voix rappelant pourquoi Alicia Keys ou Coldplay ont décidé de lui faire confiance en première partie de leur tournée mondiale.

Avec Lous, dont le nom est pour rappel tiré de l'anagramme Soul (âme en français), la période de l'autotune est révolue le temps d'un show loin d'être prémédité. Alternant entre les tubes de son dernier album et de son premier 'Gore', la mannequin se met de plus en plus à l'aise. "C'est ma première fois aux Ardentes. J'étais hyper stressée mais vous avez enlevé tout mon stress", s'enthousiasme-t-elle. S'enchaînent des titres envoûtants comme 'La money', 'Takata' ou encore 'Tout est gore' jusqu'au fameux 'Solo', dernier chef- d'oeuvre de l'album qui a lancé sa carrière. Sans hésiter une seconde, la DJ dans le quatrième film de la saga John Wick descend dans la fosse et entre en véritable fusion avec son public. 

Sur le titre 'Monsters', qui sublime l'album 'Iota', la chanteuse nommée aux Victoires de la musique dans la catégorie 'Révélation féminine de l’année' en 2021 ne tergiversera pas non plus au moment d'enlever ses chaussures pour mieux danser sur scène. "J'ai pété un câble, j'ai pété mon micro", s'amusera-t-elle d'ailleurs par la suite. Cela ne l'empêchera pas de conclure en beauté avec son titre phare "plus rap" 'Dilemme' qu'elle entamera a cappella avant de se faire aider de ses Yakuzas pour ambiancer ses fans une ultime fois. Histoire de renforcer son côté ardent.

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